9e Etats Généraux des Technologies sans Chrome VI

Le succès en chiffres :
✅ 130 participants mobilisés.
✅ Une note de satisfaction de 3,65/4 : la preuve de la pertinence des échanges et de la qualité des solutions présentées.

La 9ème édition des états généraux des technologies sans chrome VI (EGTSC)– organisée par l’A3TS a eu lieu cette année, à la Maison de la Mécanique, à Courbevoie, s’inscrivant comme le rendez-vous incontournable pour s’informer des dernières évolutions règlementaires et techniques. Et signe que la préoccupation industrielle née de la contrainte réglementaire est toujours d’actualité.

Dans la séance d’ouverture dédiée aux aspects réglementaires, on note pour la première fois la présence de représentants de la Commission Européenne (R. Zorgno, legal officier) et de l’Agence Européenne des produits chimiques ECHA (Monique Pillet, Regulatory Officier), Il s’agissait de faire « une explication de texte » du chemin qui a conduit les instances Européennes à abandonner le régime d’autorisation (avec un nombre de dossiers qui dépassait de très loin les capacités d’instruction de l’ECHA) à un régime de restriction. Puis d’expliquer la construction de celui-ci, prenant en compte les avis des industriels comme des contraintes de santé, et des conséquences possibles en terme de contraintes d’exploitation. A ce jour, différents scénarios co-existent, avec en particulier des Valeurs Limites d’Exposition et de rejets très sévères, mettant la lumière sur les besoins de méthodes et protocoles de mesure qualifié, comme l’a démontré le Bureau Véritas.

Cela a beaucoup fait réagir la salle qui a pu échanger en toute liberté avec les conférenciers, surtout pour les industriels qui ont passé beaucoup de temps pour se confirmer aux réglementations, par des substitutions ou des demandes d’autorisation... dont le cout peut représenter une distorsion de concurrence avec les industries situées hors de l’Union Européenne, comme le souligne Anne-Sophie Maze, de l’Union des Industries des Traitements de Surface (UITS).

Des grands donneurs d’ordres (Airbus Hélicoptères, Stellantis, Framatome, Naval Group, Safran) sont intervenus pour dévoiler leurs Road-Map, et la manière dont ils appréhendaient ces évolutions réglementaires. Certes, beaucoup soulignent les coûts très élevés associés à la recherche d’alternatives, encore difficile à remplacer à l’identique pour le chrome dur par exemple, et les nombreuses incertitudes , mais la démarche a également eu des conséquences positives dans la revue des pratiques, et la capacité à s’interroger à l’échelle de leur entreprise sur les stratégies à mettre en place vis-à-vis des substances dangereuses, comme le programme transverse HazMat (Hazrdous Materials) lancé en 2011 par Airbus Hélicoptères et qui se décline en plus de 70 projets en cours dans le groupe... ce qui pourrait représenter un avantage à l’heure où l’on s’interroge comme Dörken Coatings sur la conduite à tenir sur les PIFAS, car une règlementation en cache une autre...

Au-delà des contraintes législatives existe la volonté affirmée de réduire l’impact des procédés sur l’environnement et les opérateurs. Mais les défis techniques sont de taille, ce qui nécessite de la volonté, des efforts, et une certaine dose de pragmatisme... Car en plus des qualités qui lui sont propres, les traitements à base de chrome hexavalent présentent un caractère universel qui résulte en des applications variées, et autant d’alternatives à des degrés divers.

C’est la mise à jour de l’état d’avancement de ces alternative qui a constitué les échanges qui se sont poursuivi tous au long des deux journées, avec des interventions  couvrant tous les domaines, du chrome dur à la métallisation des plastiques. Même lorsque les solutions techniques existent, pour les peintures (Airbus Hélicoptères) ou les alliages légers (GIT-Liebherr, Socomore, SurTec), les témoignages de substitution complètes ont montré que le déploiement industriel n’était pas un long fleuve tranquille. Les plus grandes difficultés restent la substitution du chrome hexavalent dans le cas des revêtements de chrome dur. Les experts se sont succédés, avec des propositions alternatives (université de Mons, Materia Nova, HEF) et des avancées inédites présentées sur l’usage de chrome trivalent. Avec des réalisations dont les propriétés s’approchent pour la première fois des cahiers des charges les plus exigeants (IRT M2P, Schlötter, TEM).

Face à ces défis, la recherche de dialogue par les représentants des instances européennes, avec par exemple une possible revue de clause de la restriction après sa promulgation, laisse-t-elle entrevoir une plus grande sérénité ? Rendez-vous dans deux ans aux 10ème États généraux des technologies sans chrome VI pour faire le point.

 

Prof. Jean-Yves HIHN, Chairman, M. Frédéric RAULIN Cochairman

Prof. Véronique VITRY, Dr. Joffrey TARDELLI, membres du comité scientifique des États Généraux des Technologies sans Chrome VI

 
 

Ils ont aimé :

« Bcp de conférences aéro Panel de la DG-Grow et de l’ECHA très interessant. Bravo et merci pour la DG-Grow d’etre restée après les conférences pour échanger »
« Pause repas très agréable, assez de table pour manger et de temps pour discuter. »
« Grosse plus value de ces journées avec les présentations de la Commission Européenne et de l’ECHA »
« Ces moments [pauses et déjeuners] sont très essentiels car ils contribuent à approfondir les échanges sur 2 jours, c’est très constructifs. »
« Présence très pertinente d’un représentant de la Commission Européenne tout au long du congrès. Bon équilibre entre réglementaire / recherche publique / donneurs d’ordre / fournisseurs TS »
 
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