Journées Tribologie & Traitement de Surface - J2TS

Les 19 et 20 novembre derniers s’est déroulée la 4ème édition des journées tribologie et traitement de surface (J2TS) organisées par la commission tribologie. Après Limoges en 2017, une édition en distanciel en 2020 (filmée depuis St Etienne) et Senlis en 2023, place à Toulouse pour 2025. Cette année, les J2TS étaient couplées avec les journées dédiées aux procédés de revêtement par voie sèche qu’il faudra désormais appeler RAVIE. Le choix de Toulouse était lié à la volonté de faciliter l’accès à ces journées aux nombreux acteurs du secteur aéronautique. Outre l’intérêt pour les participants de pouvoir suivre à la fois des conférences sur la tribologie et les procédés, ce couplage a généré une dynamique extrêmement positive, notamment pour l’exposition qui regroupait des acteurs du traitement de surface et des sociétés proposant des moyens d’essais et de diagnostic. L’apothéose de ces échanges fut le repas de gala dans le restaurant panoramique Ma Biche sur le Toit.

Les thèmes abordés par les J2TS ont été divers et parfaitement dans l’axe des missions de la commission tribologie. L’ouverture a été réalisée par M. Plint de Phoenix Tribology qui a présenté l’influence du mode de chargement d’un tribomètre sur le résultat.

La thématique de la substitution des traitements problématiques a été largement abordée, et ce à tous les TRL.

Côté bas TRL, plusieurs exposés en fil rouge nous ont présenté les dépôts céramique graphène développés par les régionaux de l’étape, le laboratoire CIRIMAT de l’Université Paul Sabatier dans un projet collaboratif. Autres partenaires de ce projet, le CETIM et le LTDS, ont présenté des résultats d’essais tribologiques et l’analyse du comportement vis-à-vis de la lubrification.

D’autres exposés ont fait des points pratiques sur les campagnes de validation des procédés de substitution (IRT M2P, UTTOP, DASSAULT AVIATION, CETIM) et les solutions envisageables tant des innovations à haut TRL que des solutions arrivant sur le marché (OERLIKON, SCHLOETTER).

Concernant la stratégie expérimentale pour valider une solution, une présentation a été faite par IREIS sur l’application aux solutions de substitution des PFAS.

D’autres sujets ont également été abordés : la modification de surface par malaxage (UTBM), les progrès de la tribologie sous hydrogène (CETIM).

Autre question qui taraude aujourd’hui les tribologues : dans un problème de frottement avec 120 facteurs potentiellement influents, quel pourrait être l’apport de l’intelligence artificielle ? Une conférence invitée de Li Fu du LTDS a remis en perspective les différentes étapes du machine learning, et donné des exemples d’application.

Un autre exemple a été fourni par SAFRAN AIRCRAFT ENGINE via l’exploitation de mesures de coefficient statique. Sur ce dernier point nous reprendrons les conclusions rejoignant les observations faites par G. Plint en ouverture : quiconque souhaite exploiter des données expérimentales avec l’IA doit absolument noter TOUS les paramètres expérimentaux possibles. On ne sait pas forcément pourquoi à l’instant t, mais c’est l’IA qui apportera la réponse en trouvant des corrélations qu’on n’aurait pas intuitées.

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